TPE : glorifiées dans les mots, sacrifiées dans les faits !

TPE : glorifiées dans les mots, sacrifiées dans les faits

Les défaillances des Très Petites Entreprises (TPE) de un ou deux salariés ont augmenté de 30% au 3e trimestre 2014 par rapport à la même période de l’an dernier, selon le baromètre de la Société Altarès.

La réalité est là : les plus petites entreprises sont les plus durement frappées par la crise. Elles disparaissent en silence entrainant une cohorte de drames personnels.

Les TPE sont pourtant celles qui constituent un véritable potentiel de création d’emplois.

Dans un tel contexte envisager d’accroître encore les contraintes qui pèsent sur ces entreprises en les accablant, malgré les demandes de dérogations formulées par la Confédération, avec un compte pénibilité impossible à mettre en place dans des entreprises de cette taille, relève de l’ineptie. De même prélever ainsi que cela est prévu dans le budget 2015, 3 millions d’euros sur le fonds d’assurance formation de l’artisanat (FAFCEA), revient à sacrifier l’avenir. Enfin ériger au rang de priorité l’introduction d’une présence syndicale dans les TPE serait incompréhensible.

La CGPME réclame, au contraire, des mesures de soutien aux TPE en accélérant, notamment, la mise en place du fonds de garantie, souhaité par la CGPME, pour les crédits de trésorerie jusqu’à 50 000 €, ainsi que la remise en vigueur de l’exonération de charges pour tout emploi supplémentaire dans les TPE.

Les TPE ont trop souvent l’impression d’être les dindons de la farce. Elles subissent de plein fouet les nouvelles contraintes fiscales et sociales, en particulier celles qui relèvent du RSI, alors que bien souvent elles ne peuvent profiter des quelques dispositifs favorables tels que la suppression de la C3S.

Glorifiées dans les mots, sacrifiées dans les faits.

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