Rapport Gallois, les remarques de la CGPME

Louis GALLOIS a remis ce jour son rapport sur la compétitivité de l’industrie française au Premier Ministre.

La CGPME souligne l’importance de ce rapport dont les préconisations (connues, à ce stade, par voie de presse) ne doivent pas rester lettre morte.

Le décrochage progressif de l’économie française est illustré par la diminution de la part des exportations françaises dans les exportations mondiales passée de 6,3 % en 1990 à 3 % en 2011.

Qualité, innovation, stabilité des règles fiscales et sociales, recherche, formation sont autant d’éléments de compétitivité des entreprises, la France se situant actuellement au 21e rang des pays les plus compétitifs.

Mais la pierre angulaire de la compétitivité des entreprises reste le coût du travail. Alors même que 77 % des revenus de la protection sociale sont constitués de prélèvements assis sur les revenus du travail, il est temps de raisonner autrement en basculant une partie du financement de la protection sociale vers d’autres revenus que ceux du travail, notamment vers la TVA qui présente l’avantage de faire contribuer les produits importés.

Mais, un tel électrochoc ne sera efficace que s’il est immédiatement perceptible par les entreprises françaises et s’il est accompagné de mesures visant à la réduction des dépenses publiques qui représentent aujourd’hui plus de 56 % du PIB.

Donner d’une main, reprendre de l’autre n’aurait guère de sens.

Consultez la liste des 20 propositions de la CGPME pour dynamiser les exportations, cliquez ici

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