Courage !

Si lever l’impôt pouvait suffire pour redresser la situation et nous dire que pendant 2 ans nous avons un « sale moment » à passer pour retrouver les vents porteurs de la croissance, nous pourrions dire que nous nous en tirerions à bon compte. Hélas (ou tant mieux ?) cela ne suffira pas.
François Asselin, Président de la CGPME Deux-Sèvres
Hélas ! Car tout d’abord, augmenter les impôts n’est pas toujours proportionnel à l’augmentation des recettes et trop d’impôts tuent l’impôt.
Ensuite, si la racine de l’augmentation de nos dépenses n’est pas traitée, je crains qu’il n’y ait jamais assez de contribuables (personnes physiques ou morales) pour continuer à se faire tondre.
La seule solution pour redresser le pays demeure dans la réduction de nos dépenses publiques (Etat, collectivités locales et territoriales), et pas n’importent lesquelles : celles de fonctionnement.
Les autres réformes pouvant redonner des couleurs au pays sont de lever les lourdeurs qui se sont accumulées années après années sur le dos des entreprises et sont une des raisons qui aujourd’hui font que nos PME françaises sont en décrochage de compétitivité. Dans ce domaine, une source inépuisable de leviers de compétitivité existe dans un toilettage du code du travail et de son organisation.
C’est ce qu’on appelle les réformes structurelles.

Tant mieux !
Et si tout cela pouvait enfin faire bouger les choses.
Nous voyons bien, nous, chefs d’entreprises, que depuis des années cela ne tourne pas rond et que nous passons de plus en plus de temps à nous débattre dans des problèmes qui n’ont rien à voir avec le développement économique mais qui au contraire sabordent l’initiative, créatrice de richesses, qui nous anime.
Si le principe de réalité pouvait provoquer cet élan collectif de comprendre qu’il ne faut plus regarder le monde et notre pays avec le même logiciel. Qu’à vouloir tout conserver (nos avantages acquis), nous allons tout perdre.
La France va ratifier le traité européen qui de facto nous imposera une règle d’or concernant notre déficit.
Ainsi, le patient, victime d’une addiction qui l’entraine tout doucement vers la déchéance va signer un pacte avec son médecin et son entourage pour résolument accepter de se soigner.
Le patient est-il conscient du chemin qu’il va devoir emprunter pour guérir ?
Après tout, peu importe, il faut qu’il guérisse.

Alors courage !

François Asselin
Président CGPME 79
Président de Région Poitou-Charentes

Mentions légales | Réalisation : internetdynamique.fr