Ces politiques qui nous veulent du bien ...

Les paroles et les actes

En cette période où l’on recherche des relais de croissance, les TPE/PME sont à l’honneur dans tous les discours de droite comme de gauche.
Il serait bon que les paroles soient suivies par des actes et qu’on arrête de remplir notre sac à dos de boulets, tout en nous demandant d’accélérer la course...

Trop de plans en tout genre, trop de paperasse !

Ainsi pour toute entreprise de plus de 50 salariés il faut d’ici la fin de l’année mener à bien "un plan sénior", un "plan égalité homme/femme", un "plan sur la pénibilité au travail" ... gentiment mais surement la barque se remplit. Attention à la vilaine entreprise qui prendrait du retard dans sa réponse à l’administration, une sanction pécuniaire est prévue !

Malheureusement, ce n’est qu’un tout petit exemple de l’avalanche règlementaire à laquelle sont soumises nos entreprises, quelle que soit leur taille.

Il est des secteurs où la compétition dépasse largement nos frontières et pendant que la France regarde son nombril, l’étranger s’occupe de nos clients.

D’autres secteurs encore, où les exigences imposées aux petites structures laissent un boulevard aux (déjà) plus forts, accentuant les concentrations et rendant illusoire la croissance interne de nos entreprises dans le cadre d’une concurrence loyale.

Pour une action de l’Etat cohérente et continue

Plutôt que de permettre de créer plus facilement (cf. le statut d’auto entrepreneur) en déstabilisant au passage l’équilibre économique de certaines activités, nous serions mieux inspirés par commencer à faire durer et développer. C’est seulement ensuite, que s’ouvre un espoir à la création car la réussite devient possible.

Alors, surtout, arrêtons de vouloir du bien aux entreprises avec des paroles compatissantes quand les actes posés nous retirent le tapis sous les pieds.

François Asselin
Président CGPME Deux-Sèvres

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