19ème baromètre KPMG-CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME : niveau record des besoins de financements des PME (70%)

Pour la 19ème édition de ce baromètre, l’IFOP a interrogé en septembre 2013, à la demande de KPMG et de la
CGPME, plus de 400 dirigeants d’entreprises françaises de 10 à 500 salariés sur leur financement et leur accès
au crédit.

Seul un dirigeant de PME sur cinq entrevoit une reprise de l’activité de son secteur.
Les chefs d’entreprise restent inquiets pour leur activité pour les mois à venir (53% ; -4 points) ainsi que pour
l’économie française en général (88%). 20% des patrons de PME perçoivent une reprise de l’activité de leurs
secteurs, alors que 32% ressentent une récession. Toutefois, près de la moitié des chefs d’entreprise (48%)
constate une stagnation. D’un secteur à l’autre, la perception d’une reprise diffère fortement : elle est exprimée
par 29% des patrons du BTP, contre 22% dans les services, 18% dans le commerce et seulement 14% dans
l’industrie. Les scores sont en revanche relativement homogènes d’une catégorie de dirigeant à l’autre sur le
sentiment de récession.

Forte hausse des difficultés de trésorerie ou de financement depuis juin 2013…

Seuls 9% des dirigeants de PME déclarent n’affronter aucune difficulté. Si la baisse de leur chiffre d’affaires
reste le problème le plus fréquemment rencontré (54%, -3 points depuis mai 2013), les hausses sur les coûts
ou les prix des fournisseurs connaissent pour leur part un fort regain (51%, +6 points). Mais ce sont les
difficultés de trésorerie ou de financement qui sont le plus en augmentation avec 36% des patrons de
PME concernés (+11 points), au niveau le plus important constaté depuis 2009.

…dans un contexte de besoins de financements à un niveau record

Pour la première fois depuis le lancement du baromètre en 2009, sept patrons sur dix (70%, +5 points) font état
d’au moins un besoin de financement et ce, alors que 37% des dirigeants déclarent se restreindre dans leurs
investissements et leurs demandes aux banques en raison des difficultés d’accès au crédit. En effet, 54% des
patrons interrogés considèrent que la situation économique actuelle a des impacts négatifs sur les conditions
d’accès aux crédits.
48% des dirigeants de PME ont des besoins de financement pour l’exploitation de leur activité (trésorerie,
escomptes), soit la proportion la plus forte enregistrée en 5 ans (34% en février 2009 ; +10 points depuis mars
2013). 37% des dirigeants de PME ont, quant à eux, des besoins de financement pour des investissements (+5
points depuis mai 2013). Concernant ces derniers, les besoins de crédit s’orientent à 70% vers le remplacement
ou l’entretien de leur exploitation (+11 points), même si les besoins de crédits pour des acquisitions de
développement (27%, +4 points) augmentent. A l’inverse, les besoins de crédits pour des investissements
d’équipement (32%, -6 points) et ceux pour des investissements d’innovation (14%, -7 points) connaissent une
baisse.

L’environnement fiscal impacte les décisions d’investissement

66% des dirigeants déclarent s’être limités dans leurs investissements en matière de nouvelles embauches en
raison de la pression fiscale et 62% se sont freinés dans leurs projets d’investissement en matériels et
équipements. La limitation des investissements en recherche et développement s’avère moindre, mais impacte
tout de même près d’une PME sur deux (45%).

76% des dirigeants de PME font état d’au moins une mesure de durcissement par les banques

Un tel niveau n’avait plus été atteint depuis juin 2010 (+5 points depuis mai 2013). Près d’un patron sur deux
témoigne d’un financement avec des frais élevés ou des montants plus faibles que souhaités (46%, +5 points)
et 42% ont fait face à des demandes de garanties supplémentaires de la part de leur banquier (+4 points). Dans
le même temps, la réduction des crédits ou des facilités de trésorerie connaît une forte hausse (38%,
+14 points), impactant désormais davantage les PME que les demandes de cofinancement (cautions) (37%,
+5 points). Enfin, plus d’un quart des dirigeants note que les banques financent après beaucoup de délais
d’acceptation (26%, +3 points).
Près d’une PME sur deux envisage d’examiner les conditions d’autres banques concurrentes (45% + 6 points).
De même, une part croissante de dirigeants réfléchit au réexamen de ses lignes de crédit (42%, +4 points).

Lire l’étude complète : cliquez ici

Méthodologie :
- Echantillon de 402 dirigeants d’entreprises, représentatif des entreprises françaises de 10 à 500 salariés.
- La représentativité de l’échantillon a été assurée par un échantillonnage raisonné sur les quotas (taille salariale, secteur
d’activité, région) et un redressement selon les données INSEE.
- Les interviews téléphoniques de ce baromètre ont eu lieu du 16 au 23 septembre 2013.

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